L'afrique en marche

Vatican/ Fin synode : laïcs et famille ( 2 ème partie)

Vatican/ Fin synode : laïcs et famille ( 2 ème partie)

Nous vous proposons dans cette 2 ème partie de la synthèse du rapport synodal d’autres questions d’importance comme les femmes, cléricalisme et machisme, diaconat des femmes, discriminations et abus etc.

LAICS ET FAMILLE ( 2ème PARTIE)

« Les laïcs, les personnes consacrées et les ministres ordonnés ont une égale dignité » (8b) : cette position est réitérée avec force dans le rapport de synthèse, qui rappelle que les fidèles laïcs « sont de plus en plus présents et actifs également dans le service au sein des communautés chrétiennes » (8e). Éducateurs de la foi, théologiens, formateurs, animateurs spirituels et catéchistes, actifs dans le “safeguarding” et l’administration : leur contribution est « indispensable à la mission de l’Église » (8 e). Les différents charismes doivent donc être « mis en évidence, reconnus et pleinement valorisés » (8 f), et non pas dépréciés en palliant seulement le manque de prêtres, ou pire ignorés, sous-utilisés et « cléricalisés » (8 f).

LES FEMMES

Un fort engagement est demandé à l’Église pour l’accompagnement et la compréhension des femmes dans tous les aspects de leur vie, y compris pastorale et sacramentelle. Les femmes, lit-on dans le document, « réclament la justice dans une société marquée par la violence sexuelle et les inégalités économiques, et par la tendance à les traiter comme des objets » (9 c). « L’accompagnement et une réelle promotion des femmes vont de pair ».

CLÉRICALISME ET MACHISME

De nombreuses femmes présentes au Synode « ont exprimé leur profonde gratitude pour le travail des prêtres et des évêques, mais ont aussi parlé d’une Église qui blesse » (9 f). « Le cléricalisme, le machisme et l’usage inapproprié de l’autorité continuent à marquer le visage de l’Église et à nuire à la communion ». Une « profonde conversion spirituelle et des changements structurels » sont nécessaires, ainsi qu’un « dialogue entre hommes et femmes sans subordination, exclusion ou compétition » (9 h).

LE DIACONAT DES FEMMES

Les opinions varient sur l’accès des femmes au diaconat (9j): pour certains, il s’agit d’un pas «inacceptable», «en discontinuité avec la Tradition»; pour d’autres, cela rétablirait une pratique de l’Église primitive; d’autres encore y voient «une réponse appropriée et nécessaire aux signes des temps» pour «une vitalité et une énergie renouvelées dans l’Église». Enfin, il y a ceux qui expriment «la crainte que cette demande ne soit l’expression d’une dangereuse confusion anthropologique, en acceptant que l’Église s’aligne sur l’esprit du temps ». Les pères et mères du Synode demandent de poursuivre «la recherche théologique et pastorale sur l’accès des femmes au diaconat », en utilisant les résultats des commissions spécialement constituées par le Pape et les recherches théologiques, historiques et exégétiques déjà effectuées : «Si possible, les résultats devront être présentés lors de la prochaine session de l’Assemblée» (9 n).

DISCRIMINATIONS ET ABUS

Parallèlement, l’urgence de « garantir que les femmes participent aux processus de prise de décision et assument des rôles de responsabilité dans la pastorale et le ministère » est réaffirmée, en adaptant le droit canonique en conséquence (9 m). Les cas de discrimination dans le travail et de rémunération inégale doivent également être traités, y compris dans l’Église où « les femmes consacrées sont souvent considérées comme une main-d’œuvre bon marché.» (9 o). En revanche, l’accès des femmes à l’éducation théologique et aux programmes de formation doit être élargi (9 p), encourageant aussi l’utilisation d’un langage inclusif dans les textes liturgiques et les documents de l’Église (9 q).

LA VIE CONSACRÉE

Considérant la richesse et la variété des différentes formes de vie consacrée, le document met en garde contre «la persistance d’un style autoritaire, qui ne laisse pas de place au dialogue fraternel ». C’est de là que naissent les cas d’abus de toutes sortes à l’encontre des personnes consacrées et des membres d’associations de laïcs, en particulier des femmes. Le problème « exige des interventions décisives et appropriées » (10 d).

DIACRES ET FORMATIONS

La gratitude est ensuite exprimée aux diacres « appelés à vivre leur service au Peuple de Dieu dans une attitude de proximité, d’accueil et d’écoute de tous » (11 b). Le danger est toujours le cléricalisme, une « déformation du sacerdoce » à combattre « dès les premières étapes de la formation », grâce à un « contact vivant» avec les gens et les personnes dans le besoin (11 c). Il est également demandé, dans ce sens, que les séminaires ou autres cours de formation des candidats au ministère soient liés à la vie quotidienne des communautés (11 e), afin d’éviter « les risques de formalisme et d’idéologie qui conduisent à des attitudes autoritaires et empêchent une véritable croissance de la vocation ».

SYNODE DES JEUNES : LA SYNTHÈSE DU DOCUMENT FINAL

Le thème du célibat a été évoqué et a fait l’objet d’évaluations différentes au cours de l’Assemblée. « Tous apprécient sa valeur prophétique et le témoignage de sa conformation au Christ ; certains se demandent si son adéquation théologique avec le ministère sacerdotal doit nécessairement se traduire dans l’Église latine par une obligation disciplinaire, surtout là où les contextes ecclésiaux et culturels le rendent plus difficile. Il s’agit d’un thème qui n’est pas nouveau, et qui doit être approfondi ».

LES ÉVÊQUES

La figure et le rôle de l’évêque font l’objet d’une large réflexion. Il est appelé à être « un exemple de synodalité» (12 c) en exerçant la «coresponsabilité», entendue comme l’implication des autres acteurs du diocèse et du clergé, afin d’alléger la «surcharge d’engagements administratifs et juridiques» qui entravent souvent sa mission (12 e). En sus, l’évêque «ne trouve pas toujours de soutien humain et spirituel » et «il n’est pas rare qu’il fasse l’expérience douloureuse d’une certaine solitude » (12 e).

ABUS

Sur la question des abus, qui « place de nombreux évêques dans la difficulté de concilier le rôle de père et celui de juge » (12 i), il est suggéré d’«évaluer l’opportunité de confier la tâche judiciaire à une autre instance, à préciser canoniquement» (12 i).

Source : Vatican News

Site www.lafriqueenmarche. info du 1er novembre 2023 No 521

Bénédicte DEGBEY

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.