L'afrique en marche

Révision : récréation terminée Par Vincent METONNOU

Révision : récréation terminée Par Vincent METONNOU

« Je n’ai demandé aucune révision», dixit Patrice Talon le 8 février dernier lors d’une conférence de presse à la présidence de la République. Le ton sec et tranchant, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a mis fin aux supputations.

La révision de la Constitution n’aura pas lieu. Il était temps de remettre les pendules à l’heure. En effet, l’environnement politique s’alourdissait davantage. Et ça, Patrice Talon n’en veut plus. Du moins jusqu’à la fin de son mandat. Le deuxième et le dernier. Terminus, tout le monde descend et on passe à autre chose.

PAN! SUR LE BEC DES RÉVISIONNISTES

Les néo révisionnistes devront, à partir de maintenant, vaquer à d’autres affaires. La révision de la Constitution, devenue leur principal cheval de bataille, est enterrée. Définitivement, espérons-nous. Ce spectre paraît loin maintenant.

Mais à qui l’ instigateur de cette fameuse recette révisionniste pensait-il rendre service? Certainement pas au peuple, vent debout contre toute initiative du genre.

A qui aurait profité l’odieuse incartade alors en préparation ? A personne. Heureusement, Patrice Talon n’en voulait pas. Cinglant désaveu pour politiciens désœuvrés sans doute, en mal de sensations fortes. Rideau baissé.

CODE ÉLECTORAL : PRÉTEXTE

Les initiateurs de la révision s’accrochent à l’injonction de la Cour constitutionnelle relative à la correction du code électoral pour justifier leur désir de réviser la Loi fondamentale de 1990.

Ce n’est qu’un faux alibi. La Cour constitutionnelle n’avait jamais indexé la Constitution lorsqu’elle ordonna la relecture du code électoral.

Dorothée Sossa et les siens avaient été clairs dans leurs doléances. Il s’agit de nettoyer les incongruités observées dans le code électoral aux fins d’ éviter toute équivoque le moment venu.

Mission bien précise, confiée à qui de droit. Et pour remplir cette mission, on n’avait nullement besoin de toucher même à un iota de la Loi fondamentale.

On a bien compris la manœuvre. Les arguments avancés pour justifier le crime reposaient sur d’autres motivations. Le pot aux roses est vite découvert. Le code électoral. Rien que le code électoral. Point barre.

Site www.lafriqueenmarche.info du 13 février 2024 No 595

Bénédicte DEGBEY

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.