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Mohammed Kudus: comme un peinture à la Can

Mohammed Kudus: comme un peinture à la Can

Mohammed Kudus n’a-t-il pas davantage crevé l’écran comme un peintre devant son tableau contre l’Egypte ?

Expressivité balle au pied, doigté dans la lecture du placement de la défense adverse, gestuelle impeccable pour accompagner ses tirs déroutants…telle est la substance de la prestation de Mohammed Kudus. Loin d’être un peintre, c’était tout comme au terme du match Égypte/Ghana soldé par un match nul (2-2), lui auteur des deux buts de son team national : les « Blacks Stars » du Ghana. Ce n’est donc pas un hasard si au terme du match Égypte/Ghana, Mohammed Kudus a été désigné « homme du match ».

AU RENDEZ-VOUS…

Son 1er but fait suite à un coup de rein génial. Les défenseurs égyptiens ont été contraints de lui céder un petit trou de souris. Ce qui lui a été largement suffisant pour glisser la balle.

Ce but était comme un tableau imprimé à l’huile de toile. Pour le faire, il faut avoir les réflexes. Ensuite, il faut savoir user de matériaux à sa portée à l’instant « I », puis conclure son travail en beauté.

A l’instar de ce qu’il fait tous les weekends depuis qu’il a rejoint la « Premier League » à West Ham, ce joueur ghanéen a davantage démontré sa dimension de joueur/orfèvre contre l’Egypte.

Mieux, Mohammed Kudus à l’oeuvre contre l’Egypte, a démontré son élégance.

Alors qu’on attendait l’autre Mohamed (Salah), pour ses prouesses (malheureusement fantomatique, sans automatismes, puis blessé), on a eu les efforts de récurrence de Kudus. Il a su assurer les nombreuses correspondances afin de pouvoir concrétiser le plus d’occasions de but.

Dans l’explosivité du jeu de Kudus, on le retrouve aux confluents de nombreuses écoles ghanéennes de foot.

On peut citer par exemple celle de Abdul Razack qui a permis au Ghana de remporter sa 3 ème lunette continentale en 1978. Il y a ensuite Georges Alhassane l’autre virtuose du Ghana, qui a contribué au sacre de 1982 au Ghana face à la Libye en présence de feu président Kadhafi. Je ferme la parenthèse avec un autre joueur comme Abedi Pelé, en dépit de graal continental dans son coffre.

Cette explosivité qu’on retrouve chez Kudus et qui fait partie des caractéristiques du football ghanéen, peut-elle permettre aux « Blacks Stars » d’interrompre leur traversée de désert depuis Libye 1982 ?

En attendant, tout démontre que Kudus va davantage écrite de belles pages à cette Can ivoirienne. Cependant, il va falloir que les « Blacks stars » finissent avec leurs vulnérabilités ou fragilités dans le bastion défensif.

Titus FOLLY a écrit ce texte.

Site www.lafriqueenmarche.info du 19 janvier 2024 No 574

Bénédicte DEGBEY

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