L'afrique en marche

Même en prison, Aïvo…L’Editorial de Titus FOLLY

Même en prison, Aïvo…L’Editorial de Titus FOLLY

Il y a un an qu’a eu lieu le procès « Aïvo ». Avec l’ephéméride qui passe que retenir de ce rendez-vous mémorable où l’érudit de droit constitutionnel sur le plan mondial a fait don de soi au nom du Bénin ?Analyse dans l’exercice de L’Editorial du jour.

Le dernier rapport du groupe de travail des Nations Unies (qui a « articulé » le cas Madougou), permet d’utiliser les cerfs-volants pour mieux survoler le procès « Aïvo ». Dans les tourments juridiques, on peut donc comprendre aisément le reste des coutures de tout ce qui s’est passé. Pour le reste, nombreux sont les enseignements à tirer.

UN AN APRES CE PROCÈS,, on a encore en héritage, le don de soi mis en orbite à la Nelson Mandela. En effet, le constitutionnaliste Aïvo, a jugé bon de donner une réponse appropriée à la logique des suzerains.

Joël Aïvo avec la trame intellectuelle qui le caractérise connait mieux que quiconque le mouvement d’atrophie des fondamentaux de la démocratie qui déferle sur le Bénin depuis avril 2016.

Pour avoir décidé de drainer le corps électoral sous ses parapluies intellectuelles et sous les ombrelles démocratiques des 5R, il sait que certains ont senti les effets de catastrophe dans leur zone d’influence.

Que fallait-il faire entre compromissions, fardages, resquilles…pour être élargi ou s’accrocher à ses exigences morale, professionnelle et démocratique?

Tel un berger qui doit guider à nouveau les Béninois vers de verdoyants pâturages, Joël Aïvo a refusé les falsifications des supermen pour les effets immédiats de sa douleur. Ce qui est dramatique, c’est que son don de soi fait souffrir son organisme. Mieux, ce choix de vie fait souffrir ses enfants, son épouse et ses proches.

Cependant, sa responsabilité pour l’avenir n’est pas confrontée à la gestion du dilemme. Durant ce procès, sa conviction n’a pas changé et elle ne changera pas durant son séjour carcéral du fait de sa responsabilité politique historique. On a vu la mentalité avec résonnance à une échelle invariable du combattant Aïvo contre les passions concurrentes.

UN AN APRES CE PROCÈS, le mandarin de droit, Joël Aïvo disait durant ce procès les vérités comme en amphi sans peur au cœur ni à la périphérie. On a vu sa détermination au nom de la démocratie béninoise, porteuse d’espérances. Dans le contexte actuel de poursuite de la restauration de la démocratie, le combat de Aïvo doit exorciser la crainte générée par les incertitudes. Un an après, on peut apprécier une dynamique politique nouvelle. Cette dernière est une sorte de cordon sanitaire contre la conflagration des entrepreneurs politiques sous l’autre flanc astral.

Ce procès trouve sa justification contre la ‘’démocratie de marché’’. Cette dernière est loin d’être un gage de développement, car il n’y a pas d’amorce économique sans démocratie.

UN AN APRES CE PROCÈS, le Béninois a compris qu’il doit faire rayonner la puissance de la citoyenneté. Cela est d’autant plus important surtout que le Bénin est confronté à l’enclosure des terres de pâture de Droits de l’Homme.

En définitive, fort de références normatives et loin des bricolages et jonglages législatifs, le 6 décembre 2021, Joël Aïvo a fait « DU AÏVO ». C’est un concept qui déferle déjà sur le Bénin. En bouclant cet exercice on salue le courage des enfants Aïvo.

Site www.lafriqueenmarche.info du 6 Décembre 2022 No 298

« La vie est belle. Et chaque jour est une vie. Prenons-là du bon côté et demain, il fera beau sur la grande route.».

Bénédicte DEGBEY

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.