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Les « petits » de la Can : des racines de bambou aux ronces de baobab BARRISSIMO : La Chronique de la Can

Les « petits » de la Can : des racines de bambou aux ronces de baobab BARRISSIMO : La Chronique de la Can

Par Sylvestre WA DONDO correspondant à Bruxelles

Quatre Ex champions de la Can ont été éliminés au 1er tour. C’est le bilan de la traque opérée par les équipes émergentes. Le poids historique des Ex champions est-il définitivement fini ?

Le Ghana ( Quatre lunettes ), l’Algérie (deux titres), la Tunisie ( un trophée) et la Zambie (un sacre) sont éliminés au terme de la phase de poule.

A cette liste, l’Egypte, la Côte d’Ivoire et le Cameroun y ont échappé bel.

Les historiques grands d’Afrique qui se servaient de leur passé comme un laisser-passer doivent revoir leurs fondamentaux.

Désormais, face à eux, il y a les teams émergents africains qui démontrent que le football africain est en pleine mutation.

En effet, alors que les grands ont dormi sur les vieux acquis, les équipes émergentes ont travaillé pour combler leur retard.

En terre ivoirienne, les grands ont cru jouer avec des joueurs célèbres dans les championnats huppés sans être collectifs.

Les autres teams africains ont quant à eux joué collectif. C’est le cas de la Guinée Equatoriale, du Cap-Vert, de l’Angola… Et leurs résultats sont là pour nous émerveiller.

BON BOULOT DE LA PART DES « PETITS »

Comment expliquer cette remontée de leur part ?

Après les vulnérabilités ou des fragilités dans le jeu, les équipes émergentes ont vite fait une cure de jouvence administrative, technique et financière.

Si les décisions administratives favorisées par la Fifa, les efforts techniques de récurrence ont été aussi déterminants.

Dans le 1er cas, quand la Fifa a permis d’offrir les passeports aux binationaux, les équipes émergentes ont fait un bon travail de quadrillage. Les binationaux conscients du peu de chances de jouer dans leur pays d’accueil, n’ont pu résister à cette ‘offre géolocalisée.

Toujours grâce à la Fifa, il faut saluer l’instauration des fenêtres internationales de matchs amicaux. A force de répéter, de se frotter aux « grands », les petits teams ont su se débarrasser de leurs débris psychologiques

Il faut signaler dans le dernier cas, la mise en place de structures techniques et financières pour inculquer les fondamentaux.

Au résultat, les « petits » ont acquis une solidité défensive, une rigueur dans les transitions en milieu de terrain et une efficacité en attaque.

Et quand vint la Can, les grands sont surpris de constater que les racines de bambou sont devenues des ronces de baobab.

C’était le BARRISSIMO en référence au cri de l’éléphant

Site www.lafriqueenmarche.info du 25 janvier 2024 No 578

Bénédicte DEGBEY

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