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Filière fleurs/Commercialisation : Un business qui retrouve sa jeunesse à St Valentin

Filière fleurs/Commercialisation : Un business qui retrouve sa jeunesse à St Valentin
Les fleurs, depuis quelques jours ont pris de plus en plus, une importance capitale et deviennent un business en pleine expansion. La St Valentin est passée par là.
« On est assailli depuis samedi. Les amoureux passent pour acheter une rose pour leur princesse et prince. », dit Edwige, fleuriste à Cotonou. « Présentes seulement lors des cérémonies, occasions festives et même à titre ornementales sur des bureaux des personnalités, salle d’attentes et espaces de divertissement, les fleurs, après les contrecoups de la crise pandémique ont le vent en poupe ces derniers jours grâce à la St Valentin. », continue-t-elle.
« Conséquence, les fleuristes sont très sollicitées parce que le besoin se fait ressentir pour la St Valentin. La demande est forte malgré le prix qui a augmenté.», précise-t-elle.
Dame Ursule Agbansi s’est lancée dans le commerce des fleurs. La quarantaine et spécialisée en décoration florale, elle est très sollicitée depuis 48 h avant la St Valentin. Pour elle : « Mariage, anniversaire, baptême, cérémonies funéraires, fêtes entre amis, sont des occasions où les fleurs prennent toute leur place. Acheter des bouquets de fleurs n’est pas encore progressivement entré dans les habitudes. ». « L’occasion de la St Valentin est donc une occasion pour augmenter notre marge bénéficiaire. Entre les fleurs venues du Kenya, de l’Ethiopie et du Rwanda et les locales, nous réussissons de relever le défi. », poursuit-elle. Pour finir, elle a laissé entendre que : « Je m’en sors avec près de 250.000 F CFA, car le bouquet est le cadeau par excellence pendant les fêtes en amoureux, pour exprimer un sentiment très fort ou sa reconnaissance à quelqu’un. »
Après la St Valentin
Comment se porte ce secteur des fleurs à part la St Valentin ? Quand, ce n’est pas l’occasion de la fête des amoureux, il faut poursuivre les autres activités. On peut citer les occasions festives à titre ornementale sur des bureaux des personnalités, salle d’attentes et espaces de divertissement,
« Par semaine, il faut continuer les livraisons en décoration. Nos services sont très rentables. Certains fleuristes ne manquent pas d’imagination.», nous renseigne Sylvia, la quarantaine révolue et active dans le commerce des fleurs depuis 13 ans.
La filière de la fleur en forte croissance stable fait qu’on doit miser sur nos compositions locales et les fleurs venues d’ailleurs. Autour de cette filière, on s’appuie sur une longue tradition, mais certains horticulteurs ont su trouver des niches originales et associent modernité technique, qualité des variétés et proximité des échanges.
Avant d’atterrir, tout en fraîcheur, dans les salons, de venir embellir l’intérieur des bureaux ou rehausser les fêtes et réceptions, un bouquet de fleurs fait beaucoup de chemin. Mieux, la fleur mobilise une armada de personnes et nécessite énormément de dépenses.
La fleur se fait de plus en plus coûteuse. Et Chaque maillon de la chaîne capte des investissements conséquents. Dans cette industrie qui semble avoir le vent en poupe, beaucoup s’y investissent. «Au regard des commandes que l’on reçoit, nous ne lésinons pas sur les moyens, que ce soit pour se procurer les implants, les pesticides et les produits phytosanitaires, pour réaliser le conditionnement et la frigorification ou pour acheminer, saines et sauves, les fleurs si fragiles », explique un promoteur d’espace florales qui visiblement y trouve son compte.
C’est dire aussi que la fleur demande énormément de main-d’œuvre, que ce soit au niveau de la production ou de la composition. « Nous dépensons entre 45 000 et 60 000 F CFA pour l’entretien de cet espace vert. Et se sont des professionnels qui s’en occupent », confie Dame Sylvia.
Elle n’existe pas à déplorer le manque de formation diplômante ou de cursus spécifique pour devenir aide-fleuriste, chef fleuriste ou manager.
Hormis des notions en management, comptabilité, nouvelles technologies, marketing, etc. qu’il faut acquérir pour ouvrir une boutique, c’est un métier qui s’apprend, généralement, sur le tas. La pratique a toujours été la référence en la matière.
« Pour devenir professionnel dans ce métier, il faut persévérer. Pour optimiser le rendement, il faut développer de nouvelles variétés et de nouvelles techniques de production voire faire de la recherche génétique pour améliorer la résistance aux aléas climatiques et la longévité des fleurs. ». a souhaité Dame Sylvia.
Ornela PARAISO
Site www.lafriqueenmarche.info du 14 février 2022 No 075
 

Bénédicte DEGBEY

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