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« Éléphants »/De Gasset à Fae: même pipe, mais tabac différent

« Éléphants »/De Gasset à Fae: même pipe, mais tabac différent

Par Sylvestre WA DONDO correspondant et chroniqueur sportif à Bruxelles

Un plan de jeu simple, un ensemble d’éléments spécifiques, un choix efficace de joueurs pour un jeu en équilibre…tels sont les recettes de Emerse Fae. C’est sur ces fondamentaux du football (à l’opposé des approximations de Jean-Louis Gasset son ancien patron), que le coach ivoirien a renversé les « Lions de la Teranga ».

La Côte d’Ivoire miraculée a battu en 1/8 de finale le Sénégal, champion en titre.

La victoire ivoirienne découle du très bon mixage de plusieurs plans de jeu concoctés par l’intérimaire, Emerse Fae. On a vu de temps à autre pour les besoins de la cause, un fond à plat carré à droite ou en losange-diamant à gauche.

En somme, la Côte d’Ivoire a varié son jeu avec S. Fofana dans le rôle de moelle épinière. Avant qu’il ne reçoive la balle, quand l’équipe sort le ballon souvent par Aurier, il y a un redoublement de passes. Et quand S. Hallaire a fait son entrée, il y a eu de longs centres pour compléter les gammes. Quand l’équipe perd la balle, elle exerce un pressing précieux avec Kessie.

L’ÉLÈVE A DÉPASSÉ LE MAÎTRE

Face au Sénégal, le schéma de jeu était clair. Emerse Fae a mis en place une intelligence dans le jeu. Conséquence, chaque joueur accepte de se mettre au service d’une performance collective.

Face à ce jeu discipliné et organisé pour tirer le meilleur du même groupe à la disposition de Jean-Louis Gasset dont il était l’adjoint, Aliou Cissé et ses poulains ont perdu leur latin. Conséquence logique, Jakobs, Koulibaly, Diallo, Diatta, les repères du bastion défensif n’ont pas été d’une grande utilité pour leur métronome Mané.

Au finish, avec la victoire de la Côte d’Ivoire même si c’est aux tirs au but, l’élève Emerson Fae a dépassé le maître Jean-Louis Gasset en tactique, stratégie, combinaison, schéma et intelligence.

C’est avec la même pipe de Gasset que Fae a valorisé et prisé le tabac qui s’y trouvait.

Au début de cette Can, 14 sur 24 sélectionneurs étaient des nationaux. A eux, Emerse Fae s’y ajoute pour faire comprendre aux dirigeants africains de faire confiance aux techniciens locaux..

C’était BARRISSIMO en référence au cri de l’éléphant

Site www.lafriqueenmarche.info du 30 janvier 2024 No 582

Bénédicte DEGBEY

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