L'afrique en marche

Décision de la Cour : Talon, Yayi, Candide et les autres L’Editorial de Titus FOLLY

Décision de la Cour : Talon, Yayi, Candide et les autres L’Editorial de Titus FOLLY

La Cour a mis un terme à la trop grande énergie pour ‘’coincer’’ le parti ‘’Les Démocrates’’. Qui sont les perdants? Qui sont les gagnants de cette décision qui ne déboucle plus cette formation politique ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

La décision de la Cour met fin à l’ingénierie d’atomisation du parti ‘’Les Démocrates’’ pour les législatives. Le redressement fiscal record de plus d’un milliard infligé ne relevait que de la culture locale des ‘’grands meurtres électoraux ’’. Heureusement, la Cour s’est éloignée de cette biodiversité. Patrice Talon de près ou de loin est donc le grand gagnant de cette décision historique de la Cour constitutionnelle. En effet, pointé du doigt depuis 2016 par les puissances démocratiques mondiales avec les USA en tête pour son grand renfort de stéréotypes démocratiques, le leader de la « Rupture » va redorer son blason aussi bien sur le plan national qu’international.Boni Yayi n’est pas moins gagnant.

Face à une série de stratégies ajustées aux contraintes de ceux qui délivrent le quitus fiscal, l’ancien président n’a pipé mot. Ce qui a surpris plus d’un observateur avisé.On a vu son élan depuis 2019 face à la logique d’accréditation d’oppression qu’on lui a imposée. Moralité pour moralité, là où la ‘’proverbiale ténacité’’ et le ‘’tempérament des aïeux’’ ont échoué, la diplomatie souterraine peut marquer des points.

La Cour constitutionnelle version Amouda a naturellement forcé l’admiration. On a connu la Cour Djogbénou avec un enthousiasme de ‘’démolisseur terrien politique’’ quand elle a sorti de terre comme un champignon, le certificat de conformité. En démontrant l’attachement aux fondamentaux de la démocratie, la Cour Amouda a refusé la poursuite de l’érection du monument des farfadets. Aux antipodes des gagnants, au titre des grands perdants, il y a d’abord le directeur général des impôts, Nicolas Yènoussi. Depuis 2016, il a su imposer sa marque de fabrique quand il s’agit de la diffusion d’une idéologie fiscale dominante pour la mobilisation des ressources.

Malheureusement, dans la configuration du quitus fiscal, sa vision de contraintes est apparue avec une clarté particulière très faible. Même s’il fallait traquer les rebelles fiscaux tapis dans le landerneau du parti ‘’Les Démocrates’’, son rôle de sape a été dans une position de jeux imbriqués.Il y a aussi Candide Azannaï, le président du parti ‘’Restaurer l’espoir’’ qui nous donnait des détails croustillants sur ce qui se tramait.

Malgré la force de ses arguments massues relatifs aux présumés dessous de cartes, au finish, il n’a été ni Candide ni Cicéron. Que Candide Azannaï comprenne désormais que le rôle d’ange proclamé dans la Nation ne marche pas toujours.

Site www.lafriqueenmarche. info du 18 novembre 2022 No 284

« La vie est belle. Et chaque jour est une vie. Prenons-là du bon côté et demain, il fera beau sur la grande route.».

Bénédicte DEGBEY

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.