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CEDEAO/Sommet : le Niger au centre des débats

CEDEAO/Sommet : le Niger au centre des débats

La CEDEAO se réunira à Abuja le 10 décembre prochain. La levée ou non des sanctions économiques imposées au Niger sera à l’ordre du jour.

La crise qui découle du putsch du 26 juillet dernier connaitra-t-elle un dénouement à Abuja?

En effet, la capitale du Nigeria va accueillir le sommet de la CEDEAO, prévu dans quelques jours. La situation politique qui prévaut au Niger après le coup d’Etat du 26 juillet dernier sera entre inconnues et hypothèses au terme dudit sommet.

SCÉNARII EN PRÉSENCE

Comme inconnues, dans les arcanes de l’organisation sous-régionale, il y aurait deux tendances en face. Il y a la ligne des durs incarnée par certains présidents de l’organisation. Cette ligne continuerait d’oeuvrer pour maintenir des sanctions économiques drastiques contre le Niger quatre mois après l’avènement de la junte.

L’autre camp des chefs d’Etat enclins à une fin des sanctions est porté par Faure Gnassingbé du Togo..

Quant aux hypothèses, il y a une qui est tant redoutée par les proches de Bazoum. « Il ne faut pas entériner une Transition.», soulignent les soutiens du président renversé. Pour eux, une Transition sera une caution pour entériner définitivement le coup d’Etat.

Les réticents pro/Bazoum qui rejettent toute transition pourraient être contraints d’accepter la libération du président déchu (détenu depuis plus de quatre mois dans des conditions draconiennes) contre une transition.

Le sort du Niger dépendra également de la position de Bola Tinubu, le président en exercice de la CEDEAO. Dans le camp des radicaux au début de la crise du Niger, le président du Nigeria a infléchi sa position après sur la pression des grands électeurs et têtes couronnées nigérians.

Entre les sceptiques et les optimistes, les observateurs avisés jurent qu’il y a un avantage psychologique pour les seconds depuis quelques jours au regard des derniers gestes d’ouverture.

C’est le cas de la subvention d’une valeur de 1,9 million de dollars US de la part de la CEDEAO au Mali, Burkina et Niger pour lutter contre les groupes armés opérant au Sahel.

Mieux, le Burkina aura droit à un bonus supplémentaire d’un million de dollars US pour faire face aux déplacés internes. Tout ceci s’inscriverait dans un contexte de signes avant-coureur de décrispation.

La CEDEAO va-t-elle sauver les meubles en faisant un appel de pieds au Niger?

Wilfried GBEKAN correspondant au Nigeria

Site www.lafriqueenmarche.info du 8 décembre 2023 No 545

Bénédicte DEGBEY

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