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CEDEAO : Brexit à l’africaine

CEDEAO : Brexit à l’africaine

Après la décision de ces États, quelles peuvent en être les conséquences économiques possibles ?

Habib Coulibaly, un business manager en gestion d’institutions financières répond à cette préoccupation.

« En premier lieu, les partants perdent l’accès au marché unique. Ce dernier est une source d’économies (temps et argent), grâce à la libre circulation des marchandises et des personnes.», fait-il savoir.

Il poursuit : « il y aura la suppression des réglementations. Ce qui engendrera un coût pour ces trois pays.».

FAIRE LA DIFFÉRENCE

Il y a aussi des conséquences pour ces trois pays en ce qui concerne le droit de la libre circulation des biens et des personnes selon le traité de Lagos de 1975.

En effet, après leur rupture de ban, le droit de circuler librement deviendra rigide et compliqué pour eux dans le reste de l’espace CEDEAO.

CHAPELET DE…

Il y aura également la question de la fiscalité. Elle risque de devenir instable (au gré des lois de finances de chacun de ses trois pays déjà résilients). Ce qui va inquiéter les entreprises étrangères.

Quant à Nourou Diomandé, chargé d’affaires internationales,
il faut également envisager un niveau très élevé de cotisations sociales pour les activités à forte valeur ajoutée. Ce qui pèsera sur le coût du travail.

Il faudrait réfléchir aux solutions de l’attractivité de l’économie de ces trois pays. Ce qui va permettre de maximiser les chances des acteurs financiers.

Il faut également que ces trois Etats exonèrent d’impôt les primes d’expatriation pendant quelques années.

« Il n’est pas exclu l’hypothèse de la signature d’accords sectoriels. Ce qui est certain, ces trois pays seront globalement perdants.», insiste le financier pour conclure.

Frédéric TOURÉ correspondant en Côte d’Ivoire

Site www.lafriqueenmarche. info du 31 janvier 2024 No 583

Bénédicte DEGBEY

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