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Can : « mercato » foiré de Renard pour les pattes d’éléphant BARRISSIMO : La Chronique de la Can

Can : « mercato » foiré de Renard pour les pattes d’éléphant BARRISSIMO : La Chronique de la Can

Par Sylvestre WA DONDO correspondant à Bruxelles

La Côte d’Ivoire voudrait terminer la Can avec Hervé Renard, actuel sélectionneur de l’équipe féminine de France. La décision est désormais définitive. Hervé Renard personnellement a décliné l’offre. Pouvait-il en être autrement ?

Hervé Renard a dit hier nuit sans ambages :« NON» à la Fédération ivoirienne de football. C’est sur Canal+ que Hervé Renard a révélé l’échec des négociations pour aller effectuer cette pige en terre ivoirienne.

L’instance faîtière du ballon rond ivoirien a tenté de récupérer Hervé Renard, actuel sélectionneur de France version féminine.
Cette initiative comme un ballon de baudruche s’est dégonflé rapidement. Le contraire aurait surpris et ce pour plusieurs raisons.

PROJET NON ABOUTI

D’abord, Hervé Renard, en dépit de sa popularité immense sur les bords du lac Ebrié à Abidjan suite à la victoire de la Côte d’Ivoire à la Can en 2015 sous sa tutelle ne pouvait accepter cette pige.

En effet, Hervé Renard n’est plus libre de tout mouvement au regard des clauses contractuelles qui le lient à la Fédération française de football (FFF).

De ce fait, pour partir à la Can pour quelques jours, Hervé Renard était contraint d’avoir l’accord de principe de la FFF. Sans cet accord, il violerait le contrat qui le lie à l’équipe de France version féminine.

Après sa qualification par procuration grâce à la victoire du Maroc sur la Zambie, Hervé Renard averti qu’il soit voulait-il personnellement de cette pige ?

On connaît l’homme. Il sait appréhender les tenants et aboutissants d’une situation périlleuse.

Mieux, il est sollicité pour utiliser ses fondamentaux du football pour transformer les racines de bambou de son compatriote renvoyé, Jean-Louis Gasset en ronces de baobab.

Si son compatriote Jean-Louis Gasset a été renvoyé, il sait que renforcer les pattes d’éléphant avec ses recettes aux ronces de baobab ne sera pas chose aisée, car le chantier est immense.

Et en terme de chantier, il faut réapprendre à cette équipe ivoirienne à pratiquer un foot collectif. Il faut lui inculquer également à se débarrasser de ses vulnérabilités ou fragilités dans le jeu. Il faut la formater de nouveau aux efforts techniques de récurrence
pour un bon travail de quadrillage. Il faut la propulser à retrouver la rapidité dans les transitions en milieu de terrain et gagner en efficacité en attaque.

Hervé Renard a pesé le pour et le contre. Il est conscient qu’en si peu de temps, le travail à abattre est énorme et que l’échec est garanti.

Dire NON à la Côte d’Ivoire est la moindre des marques de politesse de sa part.

C’était le BARRISSIMO en référence au cri de l’éléphant.

Site www.lafriqueenmarche.info du 26 janvier 2024 No 579

Bénédicte DEGBEY

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