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« Can à sucre » : wagons de désirs, brides d’espoirs L’Editorial de Titus FOLLY

« Can à sucre » : wagons de désirs, brides d’espoirs L’Editorial de Titus FOLLY

On connaît depuis hier soir, l’affiche de la finale de la Can le 11 février prochain. Elle opposera le Nigeria à la Côte d’Ivoire. En attendant de connaître le vainqueur de l’expédition, le football a-t-il faire preuve de maturité dans la perspective de la coupe du monde de 2026 ? Réponse dans l’exercice de L’Editorial du jour.

A l’heure des changements climatiques, je dis comme le pape François : « Notre nature s’écroule.».Préservons-la donc.

La Can a réservé au public, des fonds de tiroir d’émotions. Dire que c’est une Can (Canne) à sucre avec des résultats « Ça trompe » n’est pas un euphémisme disgracieux. Cependant, par rapport au style de jeu en terre ivoirienne, peut-on miser sur les tubes actuels pour espérer une performance africaine au mondial 2026?

MATURITÉ DU FOOT AFRICAIN…

Les wagons de désirs ont servi des sensations fortes. En effet, au regard de cette compétition qui a été exceptionnelle, nos villosités intestinales et nos battements cardiaques ont souvent failli tourner à des convulsions. Le cas de la Côte d’Ivoire miraculée et aujourd’hui en finale est là. La situation du Ghana éliminé pour avoir encaissé deux buts dans les arrêts de jeu contre le Mozambique restera aussi longtemps dans les annales. On a également le sort de certains grands mohicans (Algérie, Tunisie…) du foot africain qui ont été éliminés des le 1er tour.

Après les regards avisés sur cette Can, doit-on avoir des regrets blafards quand on se projette pour le mondial 2026 ?

La Can en Côte d’Ivoire va céder le terrain à celle du Maroc en 2025 pour apprécier cette sorte de greffe de cartilage avant 2026. Cette sorte d’allège faite de fantaisie, de variété, de romantisme peut-elle être signe de progrès pour le foot africain ?

A la fin de cette compétition irrationnelle et invraisemblable avec des petits qui ont renversé la table des grands, le foot euphorique ne doit-il pas céder à un style structuré afin que l’Afrique avec ses neuf représentants puisse espérer toucher le graal au prochain mondial?

…ON ATTEND ?

En Côte d’Ivoire, on n’a pas totalement été convaincu par le versant structuré du foot africain.

On a l’impression que tout ce que se fait en Afrique n’intègre pas encore des principes fondamentaux du foot moderne. On peut citer les fonds à plan carré à droite ou en losange-diamant à gauche.

Mieux, le collectif africain ne sait pas correctement fixer la défense adverse. Le collectif africain n’assure pas correctement la complexité et la complémentarité d’un football fusionnel.

Malheureusement, en Côte d’Ivoire, on a eu un spectacle chatoyant. Mais s’agissant de l’efficacité de l’attelage dans la droite ligne de 2026, il faut craindre l’écroulement dès que le foot africain montera sur les escaliers du football mondial.

La Can ivoirienne est-elle un bon atelier du futur pour 2026? On est pas rassuré.

Site www.lafriqueenmarche.info du 8 février 2024 No 591

« La vie est belle. Et chaque jour est une vie. Prenons-la du bon côté et demain, il fera beau sur la grande route.».

Bénédicte DEGBEY

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