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Can 2024: la patrouille des « petits » BARRISSIMO : LA Chronique de la Can

Can 2024: la patrouille des « petits » BARRISSIMO : LA Chronique de la Can

Par Sylvestre WA DONDO à Bruxelles.

Certains grands pays du football africain semblent ne plus avoir de l’homogénéité dans les lignes. Avec leur football trop stéréotypé et un fond de jeu lamentable, certains grands d’Afrique ( Nigéria, Égypte, Ghana, Cameroun et Algérie ) ont été méconnaissables Peut-on déjà mettre les grands sous les feux nourris des critiques ?

Face au foot émergent de la Guinée Équatoriale, du Mozambique, du Cap-Vert, de la Guinée- Conakry et de l’Angola, les grands ont été en difficultés.

Le Nigéria face à la Guinée Équatoriale a présenté un style décousu dans la finition.

L’Egypte en duel face au Mozambique était peu inspirée et sans automatismes.

Le Ghana en confrontation avec le Cap-Vert a perdu, car méconnaissable avec des étoiles déteintes.

Le Cameroun a été sans génie. Il n’a dû son salut qu’à un adversaire guinéen réduit à 10 pendant 45 mn. Ses percussions sans trop de panache ont été étouffées par des Guinéens héroïques.

L’Algérie en duel face à l’Angola n’a existé que 35 mn en 1 ère mi-temps. Son orchestration a échoué devant la solidité angolaise.

Même la Côte d’Ivoire malgré sa victoire face à la Guinée-Bissau avait eu un fond de jeu peu reluisant.

Seul le Sénégal a pu tenir son rang en infligeant une sévère correction à la Gambie (3-0).

PREMIERS CONSTATS

Certains grands sont-ils prêts pour la compétition continentale au regard de l’immense désolation et tristesse de leur savoir-faire ou de leur supériorité traditionnelle?

Le constat est là. Il est là de manière indéniable qu’une constellation de stars dans de grands championnats européens n’est plus un gage de supériorité.

On a vu ces grands ci-dessus cités sans consistance dans les contre attaques. On a constaté comment ils étaient désarmés en milieu de terrain. On a observé leur fébrilité en défense.

En ce début de Can 2024, c’est en somme un fond de jeu sans structure et sans âme de la part de certains grands. Leur ancienne trame ne dégage plus une idée claire de jeu. Le but équato-guinéen, les buts mozambicains et ceux cap-verdiens démontrent à suffisance la perte de vitesse des « grands » devenus des intermittents du spectacle.

Au même moment, on a vu les équipes émergentes. Les « petites » traditionnelles ont grandi en maturité. Conséquence, Guinée Équatoriale, Mozambique, Cap-Vert, Guinée/Conakry et Angola ont démontré des ambitions légitimes avec un fond de jeu plus alléchant face à celui
destructuré et éparpillé des grands.

Au regard des performances de certains « petits » pays en football, le nivellement des forces en présence sur le front du football africain est perceptible.

Que nous réservent ces grands qui entreront en lice ce jour? Vont-ils mettre un terme à ce foot en tactique pathétique et en technicité exécrable ?

N’est-il pas trop tôt de dire que cette Can risque d’échapper à un grand?

C’était le BARRISSIMO du jour en référence au cri de l’éléphant.

Site www.lafriqueenmarche.info du 15 janvier 2024 No 571

Bénédicte DEGBEY

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