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Afrique : lancement de satellites, Montpellier, passage obligé pour…

Afrique : lancement de satellites, Montpellier, passage obligé pour…

Pour la formation d’étudiants africains spécialisés en lancement de satellites, un centre de référence en France s’illustre. Il s’agit du Centre spatial universitaire de Montpellier ( CSUM).

Sur deux sites en France, d’abord à Montpellier surtout ( 950 rue St Priest) et à Nîmes siège le Centre spatial universitaire. Il a été créé le 13 février 2012 avec pour objectif la construction de nanosatellites.

Le Centre est une plateforme technologique destinée à développer et rassembler des moyens et compétences en ingénierie, production, opération et de diffusion de l’information sur les innovations technologiques en matière spatiale.

Pour rappel, le 1er nanosatellite sous la tutelle du CSUM a nom « Robusta ».

PÉPINIÈRE POUR UN…

Au CSUM, des étudiants de Djibouti ont été des précurseurs. Ensuite, il y a eu ceux du Sénégal et de l’Afrique du Sud pour une formation pointue dans le domaine spatial.

En effet, dans le cadre du partenariat entre le gouvernement djiboutien et le Centre spatial universitaire de Montpellier, 10 étudiants de ce pays ( des ingénieurs et techniciens) ont été formés pour l’Etat de Djibouti par rapport au projet « hydrosat » et exclusivement sur le projet des nanosatellites « 1A ».

Ce projet vise une avancée environnementale majeure pour Djibouti pour la conception de deux nanosatellites pour répondre aux besoins du CERD en termes de collecte de données.

Mais avant, le CSUM a mis en branle une acquisition de compétences dans le domaine spatial en étroite collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche de Djibouti.

Plus précisément, ces deux satellites jumeaux baptisés « 1A » observeront les confins du Lac Assal, du Mont Moussa Ali, les bords de la mer Rouge et du Golfe d’Aden. Ils auront pour objectif de collecter des données climatiques pour l’État de Djibouti.

Ce projet s’avère essentiel et indispensable pour ce pays africain qui pourra détecter de manière très précise grâce à ces deux nanosatellites, les zones qui souffrent de sécheresse et qui n’ont plus de ressources en eau.

…UN AVENIR RADIEUX DU CIEL AFRICAIN

Le lancement de ces deux outils spatiaux a eu lieu en deux phases. Le premier en juin 2023 et le deuxième en septembre de la même année.

Un premier pas important pour la République de Djibouti qui souhaite à terme posséder sa propre agence spatiale. Par la même occasion, le CSUM renforce sa position de centre formateur de référence d’acteurs spatiaux pour l’avenir de ce pays et son lien avec le territoire africain.

Outre Djibouti, de nouveaux projets de ce type ont vu le jour avec des partenariats avec le Sénégal et l’Afrique du Sud.

Dans le cas du Sénégal, ils sont huit ingénieurs et cinq techniciens qui sont en cours de formation en France pour lancer dans les prochains jours le 1er satellite sénégalais.

Signalons que l’Egypte est le 1er pays africain à lancer un satellite. C’était en 1998. A la suite de l’Égypte, on compte 14 autres pays avec un total de 46 satellites.

Site www.lafriqueenmarche.info du 27 novembre 2023 No 538

Ibrahim DIALLO correspondance particulière France.

Bénédicte DEGBEY

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