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A feu Jérôme Carlos : un prêtre depuis la France écrit que : «…»

A feu Jérôme Carlos : un prêtre depuis la France écrit que : «…»

L’abbé Nicolas, prêtre à Sainte Marguerite
Marseille en France écrit suite au décès de Jérôme Carlos que : « Comment peut-on être si célèbre et rester si simple…». Lisez ci-dessous l’intégralité de son message d’adieu à Jérôme Carlos.

Salut l’Artiste! Adieu l’Artiste!!!

Ceux qui me feront l’honneur de lire cet hommage à Jérôme Carlos ne me connaissent pas
forcément. Il s’agit d’un obscur citoyen béninois qui, depuis la France, dit sa grande admiration
à celui qui vient de nous quitter, cet immense journaliste à la plume exquise au service d’une
vaste culture.

Comment peut-on être si célèbre et rester si simple? C’est là le secret de cet homme qui a dû
fuir les années de braise de la révolution marxiste d’Octobre 1972 pour faire valoir son talent
légendaire au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Il était courageux, non pas téméraire. Il était pour nous plus utile sur la terre des vivants que dans un cachot ou quatre pieds sous terre, victime de
sa célébrité déjà incontournable.

Prêtre et féru de belles lettres, j’ai un jour, timidement sollicité la plume de Jérôme Carlos pour m’offrir la préface d’un opuscule que je m’apprêtais à publier.

Son accueil simple et amical a dépassé mes espérances. Il était pourtant loin d’être un rat d’Eglise.

D’ailleurs les blagues
savoureuses avec lesquelles il m’accueillait chaque fois dans son bureau me montraient, si besoin en était, comment cet homme universel était à l’aise avec tous. Il était grand avec les
grands, petit avec les petits, simple avec tous.

Cet homme ne devait pas mourir. Mais il est mort. Peut-être cet homme exceptionnel était plus
digne du Ciel que de la terre. Ainsi, après un séjour fructueux sur la terre, il jouira enfin de la
félicité éternelle auprès de l’Eternel qui l’a doté de si beaux talents.

Un dernier regret tout de même: il y a peu, j’ai pris de ses nouvelles chez un de ses neveux qui
compte parmi mes amis, et lui promit d’aller voir son oncle à ma prochaine descente à Cotonou.

Il nous a faussé compagnie plus tôt. De façon élégante. Sans crier gare! J’ai raté la dernière
blague de ce grand et bel homme.

Tout en lui sentait la classe. Tout en lui faisait mon admiration. Adieu l’artiste!

Nicolas HAZOUME, prêtre
Paroisse Sainte Marguerite
Marseille France

Bénédicte DEGBEY

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